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LE phare



Description

Communément la bloc LE PHARE (block). Avant la construction du premier phare de l’île, il y avait un «light-ship» (bateau-phare) qui servait à la navigation en guidant la marche des navires pendant la nuit. Le bateau-phare (light-ship) a été remplacé par un premier phare dont la construction commença en juin 1930 et fut terminé en juillet 1931. Une lumière blanche brillait à toutes les 5 secondes et une corne de brume, fonctionnant à air comprimé, criait à toutes les 30 secondes pendant 2,5 secondes. En avril 1934, on changea la fréquence : cri 3 secondes, silence 12 secondes. Jusqu’à 1971 des gardiens y sont demeurés pour faire fonctionner la corne de brume et les feux. Devenu désuet, le vieux phare a été remplacé par un nouveau, et fut démoli en 1972. La vie des gardiens du phare de l’Isle-aux-Coudres se déroulait du début de la saison de navigation jusqu’à l’arrivée des glaces, soit d’avril à décembre. L’hiver la navigation étant arrêtée, le phare n’était plus habité. Ce n’est qu’à partir du 15 décembre 1948 qu’une lumière à gaz automatique fut installée sur le phare. Les gardiens travaillaient toujours en équipe de deux. Joseph Pedneault fut le premier et le demeura de 1930 à 1964. En 1964, Neil Carré de Saint-Siméon est nommée deuxième gardien du phare et occupe ce poste jusqu’à l’été 1971. Plusieurs personnes ont travaillé comme assistants gardiens que l’on nommait «gardien junior». Des Pedneault, des Boudreault, tous de l’île, étaient à l’emploi du gouvernement et responsables du feu du phare, des communications par radio, des balises, des cornes de brume, des opérations de sauvetage, de l’accueil des gens en difficulté et du bon fonctionnement des moteurs. Ils devaient aussi tenir à jour un livre de bord mensuel pour donner un compte-rendu des dépenses et de ce qui s’était passé pendant le mois. Quand le temps le permettait, un des deux gardiens venait en canot, et parfois à pied quand la marée était assez basse, pour faire leur ravitaillement au village. Par mauvais temps, ils pouvaient être 15 jours et plus sans pouvoir laisser le phare. Ce dernier avait les commodités de l’époque, il était un peu comme une petite maison et pouvait même recevoir de la visite. Le soir, les gardiens se partageaient la garde. Une lettre datée du 31 mars 1966 parle d’un projet de construction d’un nouveau pilier à l’Isle-aux-Coudres. L’agent régional Jean-Paul Godin, ingénieur, stipule que c’est un besoin urgent face aux conditions actuelles de logement des gardiens et de l’état pitoyable de la structure et de l’équipement. Ce projet comprend la construction d’un pilier et des quartiers d’habitation Quelques années plus tard, un avis signé par ce même agent et daté du 21 juillet 1971, annonce qu’une nouvelle station sera mise en opération à l’île aux Coudres le ou vers le 23 juillet 1971. Ce nouveau pilier cylindrique rouge et blanc supporte un feu blanc à vapeur de mercure. Des nouveaux avertisseurs de brume électroniques diffusent leur son différent de celui des anciens et la portée peut varier de celle des anciens selon les conditions atmosphériques et la localisation. Cette station est complètement automatique et est télésurveillée à partir de Cap aux Oies.



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